Le Caire, 9 juillet 2026 – Le ministère égyptien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Expatriés égyptiens et le Bureau pour l’Afrique du Nord de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), ont clôturé aujourd’hui au Caire un atelier technique de sensibilisation de trois jours placé sous le thème : « Tirer parti de la ZLECAf en soutien au développement du secteur privé égyptien ».
Plus de 80 participants, représentant d’entreprises égyptiennes, PME, fédérations, chambres de commerce, ministères, administrations et agences des Nations Unies, ont pris part à la formation. Cette dernière visait à renforcer les capacités du secteur privé égyptien à identifier et à saisir les opportunités commerciales offertes dans le cadre de la ZLECAf, grâce à une meilleure compréhension de ses protocoles commerciaux, de ses règles d’origine, de ses procédures de certification et des opportunités d’accès aux marchés.
« Cet accord est une formidable opportunité de renforcer la présence des entreprises égyptiennes sur les marchés africains, en s’appuyant sur l’expérience considérable acquise par l’Égypte au cours des dernières années dans des secteurs clés tels que les infrastructures et la construction, l’énergie, les transports, l’agriculture, l’agroalimentaire, les produits pharmaceutiques et l’ingénierie. Il ouvre également de nouveaux horizons aux entreprises égyptiennes pour se développer, exporter et investir à travers le continent », a déclaré le Conseiller Mohamed Elhady, Directeur des affaires économiques égyptiennes et de la promotion de l’investissement au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Expatriés égyptiens.
M. Elhady a mis en avant la plateforme « HAFIZ » (Hub conseil, financement et investissement pour les entreprises), gérée par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Expatriés égyptiens afin de fournir un appui financier et technique au secteur privé. HAFIZ propose plus de 90 services financiers et non financiers par l’intermédiaire de 40 partenaires de développement, offrant aux entreprises égyptiennes un accès à des opportunités de financement, à des services de conseil et à des programmes de renforcement des capacités. La plateforme aide également les entreprises à accéder aux marchés internationaux et africains, ainsi qu’à suivre les appels d’offres et les projets de développement, renforçant ainsi la compétitivité du secteur privé égyptien et sa capacité à tirer parti de l’intégration économique africaine.
« L’année dernière, les exportations de l’Égypte vers les marchés mondiaux ont atteint environ 50 milliards de dollars des États-Unis, témoignant d’une performance solide et en accélération. Toutefois, ses exportations vers le reste de l’Afrique se sont limitées à un peu moins de 8 milliards de dollars, soit environ 15 % du total des exportations égyptiennes. Ces chiffres montrent clairement l’ampleur des opportunités existantes, aussi bien pour les exportateurs égyptiens que pour l’intégration économique africaine en général, dans le cadre de la ZLECAf. Le secteur privé est au cœur de cette opportunité et est le mieux placé pour tirer pleinement parti des bénéfices de la ZLECAf », a déclaré Caitlyn Carrico, Chargée des affaires économiques au Bureau de la CEA pour l’Afrique du Nord.
Toutefois, « la ZLECAf ne tiendra ses promesses que si les entreprises africaines, et en particulier les PME qui constituent l’épine dorsale de nos économies, disposent des connaissances pratiques nécessaires pour commercer dans le cadre de la ZLECAf », a-t-elle averti.
Créée en 2018, la ZLECAf est un marché unique destiné à l’échange des biens et des services, la libre circulation des entrepreneur(e)s et des investissements. La ZLECAf est actuellement la plus vaste zone de libre-échange au monde de par son nombre de pays membres, avec un marché d’environ 1,4 milliard de consommateurs et un PIB cumulé d’environ 3 000 milliards de dollars des États-Unis. Selon la CEA, la mise en œuvre de la ZLECAf pourrait accroître le commerce intra-africain de jusqu’à 45 % d’ici 2045 et aider les pays africains à aller au-delà du commerce fondé sur les produits de base en développant des échanges à plus forte valeur ajoutée, tels que les produits industriels, les aliments transformés et les services (ERA2025).
En Afrique, le secteur privé est à l’origine de 80 % de la production totale, 90 % de l’emploi et plus de 60 % de l’investissement. Il est donc bien placé pour s’approprier et porter la mise en œuvre de la ZLECAf. En Égypte, le potentiel de croissance des exportations vers le reste du continent est considérable. Afin de tirer pleinement parti de la ZLECAf et d’accroître l’intégration économique avec le reste du continent, le secteur privé doit s’approprier et porter la ZLECAf en tant que partenaire actif dans la définition de sa mise en œuvre sur le terrain.
« Au sein du système des Nations Unies, nous reconnaissons qu’une croissance économique durable exige un secteur privé dynamique et compétitif. Le développement du commerce intra-africain peut contribuer à créer des emplois décents, à améliorer la productivité, à soutenir le développement industriel, à autonomiser les femmes et les jeunes entrepreneurs, et à bâtir des économies plus résilientes. Ces objectifs sont étroitement alignés sur les ODD et sur les priorités nationales de développement de l’Égypte. Au système des Nations Unies en Égypte, nous sommes déterminés à soutenir les efforts de l’Égypte pour tirer parti de l’intégration régionale comme moteur d’un développement inclusif et durable », a déclaré Santiago Rodríguez Goicoechea, Économiste au Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies en Égypte.
لجنة الأمم المتحدة الاقتصادية لأفريقيا ومصر تُمكّنان القطاع الخاص من الاستفادة من أسواق منطقة التجارة الحرة القارية الأفريقية
Note aux rédacteurs:
Pour plus d'information à propos de cet atelier, merci d'envoyer un email à filali-ansary@un.org ou privatesector@moic.gov.eg
