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Des experts appellent à accélérer les mesures visant à rendre le commerce et l’investissement dans le cadre de la ZLECAf plus inclusifs en Afrique de l’Est

16 septembre, 2026
Des experts appellent à accélérer les mesures visant à rendre le commerce et l’investissement dans le cadre de la ZLECAf plus inclusifs en Afrique de l’Est

Kigali, Rwanda, le 16 septembre 2026 – La Commission économique pour l’Afrique (CEA), par l’intermédiaire de son Bureau en Afrique de l’Est (BSR-AE), a organisé un atelier d’experts en ligne sur le thème « Promouvoir un commerce et un investissement inclusifs dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ». Cet évènement a rassemblé des décideurs politiques, des organisations régionales, des chercheurs, des organisations pour la jeunesse, de jeunes entrepreneurs ainsi que des acteurs du secteur privé de toute l’Afrique de l’Est.

Les discussions ont porté sur les performances régionales en matière de commerce et d’investissement, la mise en œuvre des protocoles de la ZLECAf relatifs à l’investissement, au commerce numérique, aux femmes et aux jeunes dans le commerce, ainsi que sur les opportunités et les défis liés à l’inclusion du genre et au commerce numérique. Les participants ont également examiné les actions prioritaires nécessaires pour accélérer une croissance inclusive dans toute la région.

« L’Afrique de l’Est dispose de bases solides pour bâtir un système commercial plus inclusif, mais la traduction des engagements de la ZLECAf en avantages concrets pour les femmes, les jeunes et les petites entreprises nécessitera une action soutenue aux niveaux national et régional », a déclaré le Directeur du Bureau de la CEA en Afrique de l’Est, Andrew Mold.

Dans ce contexte, la Chef de la Section de l’intégration régionale et de la ZLECAf, au Bureau de la CEA en Afrique de l’Est, Atkeyelsh Persson, a souligné l’importance de définir des priorités claires concernant le commerce, l’investissement, l’inclusion du genre et le commerce numérique. Elle a noté que ces domaines sont étroitement interdépendants et que des progrès dans chacun d’eux seront essentiels pour garantir une mise en œuvre cohérente et efficace de la ZLECAf dans la sous-région.

En présentant un aperçu des tendances du commerce et de l’investissement en Afrique de l’Est, le Chargé des affaires économiques à la CEA, Rodgers Mukwaya, a noté que la région continue de faire preuve de résilience malgré les incertitudes économiques mondiales persistantes. « Le commerce intra-régional demeure l’un des atouts majeurs de la région. Toutefois, la dépendance croissante à l’égard des exportations de matières premières met en évidence l’urgence d’une diversification économique et d’une plus grande création de valeur ajoutée pour assurer une croissance durable dans le cadre de la ZLECAf », a déclaré M. Mukwaya.

Il a souligné que l’Afrique a attiré environ 70 milliards de dollars des États-Unis d’investissements directs étrangers (IDE) en 2025, tandis que les IDE vers l’Afrique de l’Est ont augmenté de 12 %, faisant de la région l’une des principales destinations d’investissement du continent. Il a également insisté sur l’importance croissante des investissements intra-africains où les entreprises kényanes s’imposent comme des investisseurs majeurs à travers le continent

Abordant la question du genre et du commerce numérique, la Chargée des affaires économiques à la CEA, Elena Acebes, a souligné la nécessité de combler les écarts persistants en matière d’inclusion numérique et financière qui affectent les femmes entrepreneures.

« Les femmes représentent jusqu’à 70 à 80 % des acteurs du commerce transfrontalier informel dans de nombreux corridors commerciaux africains. Pourtant, seules 31 % des femmes en Afrique utilisent Internet, contre 40 % des hommes, et les femmes d’Afrique subsaharienne sont nettement moins susceptibles de détenir un compte financier ou d’accéder à des services numériques », a-t-elle déclaré.

Mme Acebes a noté que la numérisation offre des opportunités considérables aux commerçantes grâce au commerce électronique, aux paiements mobiles et aux systèmes de commerce dématérialisés. Elle a également mis en avant le rôle du Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), qui relie désormais plus de 30 pays africains et réduit les délais de paiement de plusieurs jours à quelques secondes seulement, tout en diminuant les coûts de transaction de plus de 90 %.

Des participants venus de plusieurs pays ont partagé leurs perspectives nationales. Les représentants de Djibouti ont souligné l’utilisation croissante du commerce électronique et des paiements numériques par les femmes entrepreneures, tandis que les participants des Comores, des Seychelles et de Madagascar ont insisté sur la nécessité de mettre en place des infrastructures numériques plus solides, d’obtenir de meilleures données sur les entreprises dirigées par des femmes, d’avoir une meilleure connectivité logistique et un soutien ciblé aux petits États insulaires en développement.

L’atelier s’est achevé par un appel à une mise en œuvre plus rapide des protocoles de la ZLECAf, à des investissements accrus dans les infrastructures et les compétences numériques, à un soutien renforcé aux femmes et aux jeunes entrepreneurs, ainsi qu’à une coopération régionale accrue pour garantir que les avantages de l’intégration continentale soient partagés de manière plus large et plus équitable dans toute l’Afrique de l’Est.

Publié par :
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