Addis-Abeba, le 13 février 2026 (CEA) – La Commission économique pour l’Afrique (CEA), représentée par la Directrice de la Division du développement socio-économique, Mme Zuzana Schwidrowski, a annoncé de nouveaux engagements ambitieux pour promouvoir le leadership et l’autonomisation économique des femmes dans les systèmes agroalimentaires africains durant l’Année internationale de la femme agricultrice 2026.
S’exprimant lors du neuvième petit-déjeuner de haut niveau EWA-AWLN, en marge du trente-neuvième Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, la CEA s’est engagée à collaborer avec l’Union africaine, ONU Femmes, le Réseau des femmes dirigeantes africaines et l’initiative « Autonomisation des femmes dans l’agriculture » afin de transformer la contribution des agricultrices en un véritable pouvoir, en revenus et en une voix tout au long de la chaîne de valeur.
La CEA a souligné que les femmes représentent une part importante de la main-d’œuvre agroalimentaire africaine, mais continuent de se heurter à des obstacles systémiques en matière d’accès à la terre, au financement, aux technologies, aux marchés et à la prise de décision, ce qui freine la productivité et les revenus et ralentit les progrès en matière de sécurité alimentaire et de croissance inclusive. La CEA a souligné que combler ces écarts, est à la fois un droit fondamental et un impératif économique. L’égalité d’accès aux ressources productives est en effet susceptible d’accroître la production, de renforcer la résilience et d’accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable.
S’appuyant sur sa collaboration avec l’Union africaine en matière de gouvernance foncière sensible au genre et d’autonomisation économique des femmes, la CEA a défini trois axes d’action prioritaires pour une collaboration avec EWA, AWLN et leurs partenaires :
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Garantir et faire respecter les droits fonciers et patrimoniaux des femmes en soutenant les réformes juridiques et administratives, en intensifiant la mise en œuvre des principes directeurs de l’UA relatifs à la sécurité foncière des femmes et en augmentant la part des terres documentées détenues par les femmes ;
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Réduire les écarts de productivité et de revenus en développant des services de vulgarisation et de conseil numérique sensibles au genre, en améliorant l’accès des femmes à des intrants de qualité, aux installations de stockage et de transformation, et en s’attaquant aux contraintes liées aux soins qui limitent leur temps et leur mobilité ;
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Faciliter l’accès au financement et aux marchés pour les coopératives et les entreprises agroalimentaires dirigées par des femmes, notamment grâce à des produits financiers innovants, des garanties et des partenariats avec des institutions telles que la SFI et d’autres acteurs du financement du développement.
La CEA est résolue à mobiliser les États-membres et jouer son rôle de « Think tank » pour intégrer des données ventilées par sexe sur les femmes dans les systèmes agroalimentaires aux plans alignés sur le PDDAA, aux stratégies nationales de développement et aux cadres de financement, afin de garantir que les décisions politiques et d’investissement soient fondées sur des données probantes et non sur des suppositions.
La CEA a également présenté une proposition concrète visant à co-créer, avec EWA, AWLN et le programme « Devenir des femmes dans l’agriculture », un programme pour le leadership et la prospérité des agricultrices africaines. Ce programme associe la sécurité des droits fonciers, les investissements dans l’économie du soin, l’inclusion numérique et financière, ainsi que l’entrepreneuriat et les opportunités commerciales pour les agricultrices. Cet agenda sera appuyé par des feuilles de route nationales claires et un tableau de bord simple, aligné sur l’initiative émergente de l’EWA, permettant aux dirigeants de suivre les progrès accomplis dans la réduction des écarts entre les sexes en matière de productivité, de patrimoine et de leadership, et de rendre des comptes sur les résultats.
Face à l’intérêt croissant de partenaires tels que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et la Société financière internationale (SFI) du Groupe de la Banque mondiale, la CEA a affirmé sa détermination à transformer ses engagements de haut niveau en actions concrètes et adaptables au niveau national dans les mois à venir. La Commission a affirmé que l’association du leadership et de l’innovation des femmes à des droits garantis, à des politiques favorables, aux compétences, au financement et à une infrastructure sociale et numérique de soutien peut faire de l’Année internationale de la femme agricultrice un véritable tournant, faisant des systèmes agroalimentaires africains des moteurs de dignité, d’égalité et de prospérité partagée pour les femmes rurales, les jeunes et leurs communautés.
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