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L’Afrique s’engage pour des solutions intégrées aux crises climatiques, hydriques, énergétiques et alimentaires

26 avril, 2026
Africa pursues integrated solutions for climate, water, energy, and food crises

Addis-Abeba, Éthiopie, le 26 avril 2026 - Des dirigeants et des experts se sont réunis au Centre de conférences des Nations Unies à Addis-Abeba pour aborder les défis interdépendants auxquels l’Afrique est confrontée en matière de climat, d’eau, d’énergie et de sécurité alimentaire.

Ce dialogue sur le thème « Solutions intégrées pour le climat, l’eau, l’énergie et l’alimentation au service du développement durable de l’Afrique » était un évènement hybride organisé en amont du douzième Forum régional africain pour le développement durable (ARFSD12). Il a rassemblé des représentants d’institutions des Nations Unies, de l’Union africaine, des coordinateurs résidents et des ministres afin de définir une voie commune à suivre.

Organisé dans le cadre de la quatrième Coalition axée sur les opportunités et les enjeux (OIBC4) de la Plateforme régionale de collaboration des Nations Unies pour l’Afrique (RCP Afrique), ce dialogue visait à fournir aux coordinateurs résidents des Nations Unies et aux autres acteurs clés des informations sur les solutions intégrées pour le climat, l’eau, l’énergie et l’alimentation, à identifier les meilleures pratiques et à proposer des solutions pour lever les obstacles politiques.

Le dialogue a porté sur le partage d’approches intégrées, la présentation des meilleures pratiques et l’examen des stratégies permettant de surmonter les obstacles liés aux politiques et à leur mise en œuvre. Les participants ont examiné les instruments financiers, le rôle des communautés et identifié des solutions aux risques liés à l’eau et au climat, ainsi que des pistes pour un développement durable. L’évènement visait à renforcer la résilience, à diversifier les sources d’énergie, à tirer parti des atouts régionaux et à orienter les dirigeants vers une croissance durable en Afrique.

Dans son discours d’ouverture, la Secrétaire exécutive adjointe chargée de l’appui aux programmes de la CEA, Mama Keita, a souligné l’interdépendance des défis de développement de l’Afrique, insistant sur la nécessité d’une réponse coordonnée aux crises climatiques, hydriques, énergétiques et alimentaires. « Nous ne pouvons plus considérer ces questions comme distinctes », a-t-elle déclaré, exhortant les parties prenantes à abandonner les réponses fragmentées où les institutions agissent isolément, ce qui engendre des investissements concurrents.

Elle a présenté trois priorités clés pour une action collective : favoriser la cohérence des politiques, mobiliser de nouveaux modèles de financement et accroître les investissements dans les données et la recherche scientifique. Mme Keita a également insisté sur la nécessité d’harmoniser les politiques, d’obtenir des financements innovants et d’investir dans les données et la science.

Le Directeur régional du BCD Afrique, Yacoub El-Hillo, a souligné les pertes annuelles colossales de 200 milliards de dollars des États-Unis que subit l’Afrique en raison du changement climatique, de la pénurie d’eau et de l’insécurité énergétique qui doivent être abordés dans le cadre de telles forums.

M. El-Hillo a insisté sur la nécessité de solutions intégrées impliquant les gouvernements, l’ONU et la société civile pour faire face à ces enjeux interdépendants. « Le système des coordinateurs résidents est idéalement placé pour faciliter cela », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de la collaboration et la priorité accordée à l’eau comme élément essentiel de la résilience.

Mathias Naab, s’exprimant au nom de la Directrice régionale du PNUD, Mme Ahunna Eziakonwa, a insisté sur l'urgence d’agir face aux graves conséquences du changement climatique, qui se traduisent par des sécheresses, des inondations et des vagues de chaleur extrêmes dans différents pays africains.

Il a présenté cinq axes stratégiques pour concilier ambition et mise en œuvre : passer de projets sectoriels à des portefeuilles intégrés, de déclarations à des plans d’investissement concrets, renforcer la résilience par la collaboration et la coordination avec l’ONU, adopter une gestion proactive des risques et unifier l’approche des Nations Unies. Ces axes visent à accélérer le développement de l’Afrique.

M. Naab a souligné que le système des coordinateurs résidents peut jouer un rôle crucial en offrant un appui cohérent et adapté aux besoins des pays membres des Nations Unies.

Le Directeur de la Division de la planification stratégique, des résultats et du contrôle (SPORD) de la CEA, M. Said Adejumobi, a insisté sur l’importance d’une approche fondée sur des données probantes concernant le lien entre le climat, l’eau, l’énergie et l’alimentation, car les décideurs politiques ont besoin de données probantes pour prendre des décisions éclairées.

S’exprimant en tant que modérateur de l’évènement, il a également mis en lumière les difficultés d’intégration des efforts interministériels, soulignant la nécessité de démontrer l’efficacité de cette approche.

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