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Le sport peut-il créer de nouvelles opportunités pour la jeunesse djiboutienne ?

2 septembre, 2026
Le sport peut-il créer de nouvelles opportunités pour la jeunesse djiboutienne ?

Djibouti, le 2 septembre 2026 (CEA) – Pour les jeunes de Djibouti, les compétences et la passion du sport pourraient se traduire par de nouvelles opportunités professionnelles.

Ces opportunités ne se limitent pas au statut d’athlète professionnel ; elles englobent également l’entraînement, l’éducation, la gestion, le marketing, l’évènementiel et l’entrepreneuriat.

Ces sujets ont été abordés lors de la visite d’une délégation de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) à l’IFM-Sport Djibouti, le 31 août. La délégation était conduite par la Directrice de la Division du développement socio-économique, Zuzana Schwidrowski.

L’IFM-Sport est le premier institut spécialisé de Djibouti dédié à la formation et à la professionnalisation dans le domaine du sport.

Cette visite s’inscrivait dans le cadre des consultations en cours relatives à l’édition 2027 du Rapport économique sur l’Afrique de la CEA, intitulé : « Façonner l’avenir du travail en Afrique – Emploi des jeunes, croissance et résilience budgétaire ».

Les échanges avec le Directeur de l’IFM-Sport, Mohamed Osman Abdourahman, et son équipe ont porté sur les efforts fournis par l’Institut pour transformer les compétences et la passion sportives en opportunités professionnelles, notamment à travers l’employabilité des jeunes, l’entrepreneuriat sportif et de nouveaux parcours de carrière.

La délégation de la CEA a également rencontré de jeunes footballeurs de l’Institut qui ont fait part de leurs ambitions de carrière professionnelle et de leur souhait de participer, à terme, à des compétitions internationales.

Djibouti investit également dans le développement de son secteur sportif et dans la création d’opportunités pour les jeunes athlètes. Dans le domaine du football, par exemple, le pays figure parmi les dix nations africaines dotées d’une Académie FIFA opérationnelle détectant les talents, soutenue par un réseau de développement touchant environ 300 enfants répartis dans six centres régionaux.

Toutefois, bâtir une économie du sport implique de voir au-delà des athlètes eux-mêmes. Il est nécessaire de disposer d’entraîneurs, d’éducateurs, de gestionnaires et d’administrateurs, ainsi que d’entreprises opérant dans des secteurs tels que la représentation de talents, le marketing, le parrainage et l’organisation d’évènements.

Autant d’opportunités susceptibles d’élargir les nombreuses carrières accessibles aux jeunes grâce au sport.

La question du genre est également prise en compte. Lors d’entretiens distincts avec le ministère de la femme et de la famille, la délégation de la CEA a examiné l’importance d’accroître les opportunités économiques pour les jeunes femmes.

La visite à l’IFM-Sport a mis en lumière la manière dont le sport peut offrir des perspectives supplémentaires aux filles et aux jeunes femmes, tout en favorisant la confiance en soi, l’esprit d’équipe et le leadership.

À l’échelle du continent, l’économie du sport ne représente qu’environ 0.5 % du PIB de l’Afrique, contre une moyenne mondiale d’environ 2 %, ce qui laisse entrevoir une marge de croissance considérable.

Le sport peut générer des emplois, des entreprises et de la valeur ajoutée dans des domaines tels que la formation, la santé et le bien-être, l’évènementiel, le tourisme et les infrastructures. Pour Djibouti, cela lui offre l’occasion de s’appuyer sur la passion, le talent et les compétences qui existent déjà au sein de sa jeunesse.

Publié par :
La Section de la communication
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