Cette note d’orientation examine l’application d’une approche fondée sur les droits de l’homme au développement industriel et aux zones économiques spéciales en Afrique centrale. Elle souligne que, malgré l’abondance des ressources naturelles de la sous-région, la faible diversification économique et la dépendance persistante à l’égard des exportations de produits de base limitent la croissance inclusive et la création d’emplois décents. La publication met en évidence le potentiel des zones économiques spéciales comme instruments de transformation structurelle tout en relevant plusieurs défis, notamment la faiblesse des liens avec les économies locales, les insuffisances de gouvernance ainsi que les lacunes en matière de protection environnementale et sociale. Elle préconise l’intégration systématique des principes des droits de l’homme, notamment la participation, la responsabilité, la non-discrimination, l’égalité, l’autonomisation et la durabilité, dans la planification, la conception et la gestion des programmes de zones économiques spéciales. La note formule des recommandations relatives aux évaluations d’impact environnemental et social, au développement des compétences, au renforcement des liens avec les entreprises nationales, à l’inclusion des micro-, petites et moyennes entreprises et à la mise en place de mécanismes efficaces de suivi et de redevabilité. Elle conclut qu’une approche fondée sur les droits de l’homme peut accroître l’impact économique, social et environnemental du développement industriel et des zones économiques spéciales en Afrique centrale.