Addis-Abeba, le 28 avril 2026 - Les principaux groupes et autres parties prenantes réunis lors du Forum régional africain pour le développement durable (ARFSD12) s’accordent sur la nécessité d’agir d’urgence pour surmonter les obstacles structurels qui entravent le développement sur le continent.
Cette catégorie de parties prenantes du FRADD comprend la société civile, les entreprises et les organisations industrielles, ainsi que les institutions universitaires et de recherche, rassemblées pour aborder les défis pressants qui freinent les progrès vers la réalisation du Programme 2030 et de l’Agenda 2063. Les discussions ont révélé des progrès inégaux et des contraintes structurelles.
Elles ont souligné que, malgré certaines avancées, les progrès en Afrique restent inégaux et fortement limités par des obstacles majeurs, tels que la vulnérabilité croissante à la dette, la baisse de l’aide publique au développement, les lacunes en matière de données, la faiblesse de la redevabilité et le rétrécissement de l’espace civique.
Les participants ont souligné l’importance d’adopter des approches centrées sur les personnes et fondées sur les droits afin de garantir que personne ne soit laissé pour compte. Cela implique de porter une attention particulière aux groupes vulnérables, notamment les femmes, les jeunes, les personnes vivant avec un handicap et les communautés marginalisées. Dans le but d’appuyer ces efforts, ils ont plaidé en faveur de systèmes de données inclusifs et désagrégés, d’une budgétisation sensible au genre et d’une meilleure articulation entre les engagements nationaux et leur mise en œuvre locale.
Ils ont également souligné leur contribution essentielle à l’accélération des progrès grâce à des solutions coconçues et à des actions menées par les communautés. Les participants ont exprimé la nécessité d’améliorer l'accès au financement pour les initiatives locales et celles portées par les jeunes, renforçant ainsi l’interface cruciale entre la recherche, les politiques publiques et la société. Soulignant la valeur des savoirs autochtones en complément de l’expertise scientifique, ils ont plaidé pour des approches novatrices garantissant que la transformation numérique et l’Intelligence artificielle améliorent la productivité et l’inclusion, au lieu d’exacerber les inégalités ou de porter atteinte aux droits des travailleurs.
Les discussions ont approfondi les leviers essentiels à la transformation de l’Afrique, en insistant sur le financement durable du développement, l’allègement et la restructuration de la dette, ainsi que sur le financement climatique privilégiant les subventions aux prêts. La souveraineté énergétique est apparue comme un enjeu crucial, de même que la nécessité d’un dialogue social efficace. Les participants ont appelé à des partenariats renforcés entre les gouvernements, les parlements, la société civile, le monde universitaire, le secteur privé et le système des Nations Unies. La nécessité de réformer les structures de gouvernance mondiale et régionale afin de corriger les déséquilibres de pouvoir et de rétablir la confiance a également été soulignée comme essentielle au développement durable.
Cet évènement parallèle a lancé un appel vibrant à la collaboration pour appréhender la complexité du développement en Afrique, réaffirmant l’importance d’un front uni pour une croissance inclusive et durable sur l’ensemble du continent.
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